Wild_is_the_wind

Retourne en enfer et claque bien la porte.


Tes photos me rappellent les coups que tu me portais. Tes écrits me rappellent ta voix qui m'ordonnait des horreurs. Tout ce qui te touche de près ou de loin me rappelle l'enfer que tu m'as fait vivre. Notre mémoire à long terme a cela de déconcertant, qu'on ne peut sélectionner, trier ce qu'on veut garder, de ce qu'on veut enfouir. Je reste convaincue que tu ne ressembles à personne. Que ton comportement n'était pas humain. Comment aurais-je pu te contrôler ?

Trois ans après, je suis toujours au bord du malaise quand je pense à toi de manière trop précise. Certaines douleurs sont palpables, la mienne est toujours visible malgré les années passées. Tu me hantes encore, jour après jour.

Quand on me demande naïvement ma plus grande peur, je réponds finir seule. Mais c'est bien toi ma plus grande hantise. Ta simple présence me coupe le souffle. Comme un moyen de défense. Comme si je devenais invisible. Car de toute façon tu vis dans un film. Alors tout est permis ?

Tu t'es invité dans mon système limbique (groupe de structures du cerveau jouant un rôle très important dans le comportement et en particulier, dans diverses émotions comme l'agressivité, la peur, le plaisir ainsi que la formation de la mémoire) Tu nourris ma haine, ma détresse et tu as gommé le peu d'innocence qui me restait...

Luis_Royo_04

Je m'adresse à toi qui m'a marquée au fer rouge. Ce sceau est répugnant. Représentant à la fois la honte et la haine. Je le porterai jusqu'à ma crémation. Une fin ironique. Ne dit-on pas que tu es né dans les flammes de l'enfer ? Les miennes me mèneront loin de toi, au paradis. Mon paradis.

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Anecdote troublante :
un de mes malaises
(le dernier a eu lieu il y a quelques heures)
lors d'un concert où malgré les  10 000 personnes réunies,
... je t'ai frôlé ... La terre s'est alors scindée sous mes jambes.
Elles qui d'ailleurs ne me portaient plus.
Heureusement mes amis avaient pris le relais.
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