your mouth

 

Je finirai avec ma volonté et mes yeux pour pleurer. Jouir de ma victoire. Etre harassée par l'effort.

Mon ancien directeur de service me conseillait de ne pas me mêler aux autres, en somme, faire mon trou. Creuser et suer, seule. Je ne l’ai pas écoutée. A l’heure actuelle, je suis rejetée car j’ai justement voulu m’intégrer. Vous savez : sourire, tout accepter, rire aux blagues misogyne, se révolter pendant les coups de gueules. Petit à petit, critiquant les uns, les autres. Comme tous.

Ce rôle là, ne m’a jamais réussi. Simplement parce que trop révoltée, je finis par dire ses 4 vérités aux faibles mais aussi aux détracteurs.

Là, la révélation. On me regarde de travers. Me demandant qui je peux bien être pour me permettre la critique publique. Je pense trop fort.

Alors, commence le processus des regards de travers et la mise en place d’histoires insensées. La dernière en date : une collègue a été remerciée et part dans une semaine. Un sourire m’aurait échappé pendant l’annonce de son départ. Oh ? Quand bien même cela aurait été le cas, cette femme souhaite partir depuis 3 ans mais refusait toutes propositions de la Direction. Elle est rejetée par tous à cause de son incompétence et son manque de savoir vivre. Une personne a donc lancée cette mini bombe : elle part à cause de mon comportement (sous entendu depuis "toujours"). Ce mensonge nous peine toutes les 2. De un, cela la tracasse beaucoup car on avait trouvé un équilibre depuis quelques mois, et du coup, elle se tue à répéter à tout le monde : "C'est bien la Direction qui me fait partir pas elle". De deux, ce mensonge tombe sur la seule personne qui justement, était sincère avec elle.

Paradoxe peut-être. Dégoût sûrement.

Je suis dure avec chacun d’entre vous. Pas d’exception. Je ne sais pas arrondir les angles.  « A force de vouloir arrondir les angles, on tourne en rond » (de moi !).

N’est-ce pas la rigueur et la vérité qui nous font avancer ?

J’ai surpris ce soir, des collègues se plaignant des autres. Quand ce fut mon tour : « elle est toujours là quand j’ai besoin ». J’avais déjà beaucoup d’estime pour cette personne mais là, j’ai plané quelques secondes.

L’image négative que je renvoie est translucide. Ouf !